
Les souffleurs commandos poétiques célèbrent l'amour dans «Combustions»
About this episode
Dans leur nouveau spectacle Combustions, le collectif Les souffleurs commandos poétiques nous embarque dans un flot de sentiments et de mots.
Le collectif des Souffleurs, fondé en 2001 par le comédien Olivier Comte, est une troupe unique en son genre. Aujourd’hui, elle rassemble 29 comédiens français et 38 comédiens du théâtre Kasé à Tokyo, créant un pont artistique entre la France et le Japon.
Le collectif dispose de plusieurs lieux emblématiques : un espace à Aubervilliers, un centre à Tokyo, ainsi qu’un décor insolite niché dans les « Alpes japonaises ».
Ralentir le monde
Leur ambition est de « transformer le monde » en le ralentissant, mais aussi de « partager un moment avec la littérature ». Ils se définissent comme des souffleurs, des passeurs d’émotions qui « soufflent l'âme » et « injectent de la poésie dans les territoires, les vies et les oreilles ». Leur outil, ce sont les « rossignols », de longues cannes creuses en bois, qu'ils utilisent pour murmurer des mots à l’oreille des passants, offrant une expérience intime et poétique.
Ils exécutent des performances qui ne se déroulent pas systématiquement en salle, mais aussi beaucoup à l'extérieur, en régions. « On écrit sur mesure, c'est toujours totalement différent. On se rend souvent dans les cafés, qui sont l'espace public n°2. »
Combustions : parler d'amour dans un monde en déglingue
Dans leur nouveau spectacle Combustions, en chansons et en poèmes, Les souffleurs clament l'amour, la passion, le désir, mais aussi le sexe et l'amour charnel.
Mais pourquoi parler d'amour alors que le monde est en incendie généralisé ?
Pour ralentir le monde, ne suffit-il pas juste d'être en avance d'une seconde sur le monde.
Des lettres qui embrasent
Ils puisent dans les correspondances et lettres de Rimbaud, Arthur Miller, Édith Piaf, Victor Hugo ou encore Virginia Woolf. « La lettre donne accès à une littérature particulière car elle n'est pas destinée à être lue par tout le monde, surtout quand il s'agit d'une lettre d'amour. Cette littérature qui crie le manque est brûlante », explique Julia Loyez.
On y entend aussi la correspondance de Victoria, femme ukrainienne exilée en France, et de son mari, Pablo resté sur le front en Ukraine. Des mots qui traversent la guerre.
Invités : Olivier Comte et Julia Loyez, directeurs artistiques de la compagnie des Souffleurs commandos poétiques.
À voir au Théâtre de l'épée de bois à la Cartoucherie jusqu'au 29 mars.
Programmation musicale : l'artiste Anaïs Rosso avec le titre « Les colombes ».
Get every episode summarized
Each time De vive(s) voix publishes, we email you a written briefing from the transcript — the topics, who appeared, and any specific claims, with the ad reads skipped.
Email me new episodesFree for 3 shows. No card needed.
Hosts & guests
No transcript yet
This episode has not been transcribed. Request it and it moves to the front of the queue.
More episodes
More from De vive(s) voix

«C'était ça ou mourir» de Thélyson Orélien : journal de bord d'un Haïtien sur le...
De vive(s) voix

«Nadja», un siècle plus tard : Léona Delcourt, André Breton et une correspondanc...
De vive(s) voix

«Le mouvement» de Douce Dibondo : un premier roman coup de poing et radical
De vive(s) voix

«Le poisson-scorpion», Samuel Labarthe est Nicolas Bouvier
De vive(s) voix