
BPCO : 4e cause de décès dans le monde et pourtant méconnue
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À l’occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l’OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé. Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile. Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ?
BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu’elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l’OMS, il s’agit de la quatrième cause de décès à l’échelle planétaire.
Diagnostic différentiel
Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l’essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l’air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s’appelle la spirométrie.
Limiter les complications
La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L’oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L’arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations.
Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d’où l’importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire.
Avec :
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Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l’hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne
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Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon
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Un reportage de Thibault Matha
► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d’un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d’une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d’un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.
Programmation musicale :
► Yeko - Baara
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