
(FRA) l'évolution historique du marché de Kuromon à Osaka
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Lawrence Travel Stories (JAPAN)💕日本の歷史故事 — (FRA) l'évolution historique du marché de Kuromon à Osaka. Machine-transcribed; use the interactive transcript above to jump the player to any line.
Bienvenue. Aujourd'hui, on se lance dans une exploration vraiment fascinante d'un document exceptionnel. Ouais, un texte qui bouscule complètement notre vision d'un lieu super connu. C'est ça. Le point de départ, c'est un rapport de recherche historique et urbant qui est hyper détaillé. Vraiment très fouillé, ouais. Et ça porte sur le célèbre marché de couromons. En plein cœur de sacs cas au Japon. Exactement. Alors, pour donner une idée à ceux qui nous écoutent, c'est un endroit que la presse et les guides de voyage surnoment très allègrement la cuisine de sacs. Ouais, c'est l'image classique. C'est bruyant, c'est super coloré. Et franchement, ça sent les fruits de mer griller à des kilomèges. C'est clair. Mais, bien, la mission d'aujourd'hui, c'est justement de jeter toutes ces brochures touristiques à la poubelle. On va les gratter un peu sous le vernis de la carpostale, en fait. C'est ça. On va extraire sans qu'histoire historique absolument captivante, découvrir quelques joyeaux cachés pour de futures visiteurs. Et surtout, observer comment un simple regroupement d'étales arrive à survivre à des incendies dévastateurs,
ou guerres, et même à la mondialisation. Le rouleau compresseur de la mondialisation, ouais. Bon, décortis contre tout ça. Dans très de jeux, qu'est-ce qu'il ressort de cette analyse sur le plan fondamental ? Parce qu'il est fascinant ici, c'est la dimension organique de la ville. C'est-à-dire ? En fait, les sources qu'on a étudiées, elles se contente pas de lister des dates ou des types de poissons vendus. Elles posent un vrai cadre analytique sur la résilience pure. Ouais, c'est vraiment pas juste de la nourriture. Non, pas du tout. À travers les siècles, ce marché devient un laboratoire assiel ouvert pour comprendre comment la loi interagit et parfois se heurtent avec les traditions locales. Et action d'une communauté face à la destruction totale, quoi. Exactement. Quelle vienne des flammes ou des bombes ? Si on connecte ça à la grande histoire urbaine, le marché, c'est plus une simple rue commerçante. C'est un organisme vivant qui a du muté de manière parfois très agressive, pour pas disparaître. Et en tant que l'éctrice, j'ai trouvé que c'était une perspective indispensable pour qui compte quand même voyager. Ou jusqu'on prend de comment fonctionne les villes ?
Voilà, derrière l'image des pinales du lieu bondé et joyeux, il y a des siècles de lutte acharnées et d'innovations presque clandestines. Clandestines, oui, on va y venir. Ah oui. Mais commençons par le commencement. Le premier des cinq piliers historiques ni en lumière par le rapport, c'est l'histoire d'une disparition. Celle d'un sanctuaire. C'est ça. Les archives situent la naissance officieuse du marché autour de 1822, donc en plein air et dos. Les marchands se sont installés près d'un grand temple bouddhiste, le temple en Mioji. Et la particularité de ce temple, c'est qu'il possédait une porte monumentale peinte entièrement noire. D'où le nom ? Couromone. C'est qui signifie littéralement la porte noire. C'est logique. Mais l'histoire bascule complètement en 1912 avec le grand insendie de Namba. Un désastre absolu. Les flammes ravagent tout le quartier, le temple est réduit ensemble et sera finalement délocalisé bien plus loin à Iyata, donc plus de temple, plus de porte. Et ça, c'est un point de rupture fondamental en urbanisme. C'est le passage forcé du sacré ou profane, en fait.
Comment ça ? Au départ, dans les années 1820, on est dans ce qu'on peut appeler une économie de l'isière religieuse, pour expliquer simplement les marchands s'installe là où il y a du passage. Le temple a tiré les pélorins. Voilà, donc il y a des clients potentiels. Et en plus, la proximité de les défis religieux offre une forme de légitimité et de protection tacite. Mais l'insendie efface soudainement ce protecteur de l'équation géographique. Le bâtiment disparaît physiquement et ça laisse les marchands livrer à eux-mêmes dans un paysage totalement dévasté. Ce qui soulève une question hyper évidente. Comment un marché qui tire toute son identité d'un temple gère-t-il la disparition de ce même temple ? C'est là qu'intervient ce que les chercheurs nomme la capitalisation de la mémoire spatiale. Un grand mot pour dire quoi en pratique ? Pour utiliser une analogie plus concrète, c'est un peu comme si une entreprise décidé de garder l'enseigne lumineuse historique d'un magasin emblématique, même des décennies après la faillite et la fermeture du bâtiment original. Juste parce que cette enseigne inspire confiance au passé en fait.
Exactement, les marchands ont conservé le nom Kuremon. La protection religieuse s'est évaporée, mais la communauté a absorbé l'orat de la porte noire pour en faire une identité commerciale indépendante. Son propre bouclier, quoi. C'est ça. La ruine physique a été transformée en un outil d'appropriation de l'espace. Et c'est exactement ce qui constitue notre premier joyeux caché pour les visiteurs d'aujourd'hui. C'est vrai que c'est toujours très visible. Si pas le du marché, Kuremon est par une structure qui rappelle cette fameuse porte. Et savoir ça, bah, ça change complètement l'expérience de la visite. Traverser cette entrée, c'est pas juste entrer dans une zone de shopping. C'est franchir un portail mémorial vieux de deux siècles. Un portail maintenu en vie par la seule force de la volonté commerciale des marchands. C'est fou. Le symbole a vraiment vaincu la réalité architecturale. Oui, mais l'indépendance de se marcher, elle ne s'est pas seulement construite sur la récupération d'un nom. Elle s'est aussi forgée dans l'opposition directe au pouvoir en place. Ah, ça, c'est une transition parfaite vers notre deuxième histoire. Et honnêtement, c'est... c'est l'une des plus surprenantes du rapport.
La rébellion du fugu. Voilà. Une véritable gébellion culinaire autour du fugu, le poisson glob. Pour ceux qui connaissent pas, ce poisson est célèbre car ses organes contiennent une toxine mortelle si la découpe est malfaite. Une toxine foudreurée en toi. L'histoire raconte que le Seigneur de guerre Toyotomi, idéochie, avait purement et simplement banni sa consommation à la fin du 16ème siècle. Parce qu'il perdait trop de soldats qui s'empoisonnaient avant même d'aller au combat. C'est quand même fou comme anecdote. C'est clair. Et c'est une interdiction qui a perduré et qui a même été renforcé en niveau national en 1882 avec carrément des pènes de prison à la clé. A la loi était d'une sévérité implacable. Le but, c'était d'éradiquer cette pratique sanitaire dangereuse. Et les sources précises qu'il a fallu attendre 1898 pour voir un asouplissement. Grâce aux premiers ministres, ito-yroboumi, c'est ça. Oui, oui. Il aurait été émerveillé par un plat de fugu, servi secrètement par une restauratrice dans la région de Yamaguchi. Du coup, il a levé l'interdiction là-bas.
Mais attention, la levée n'était que locale à Osaka, l'interdiction légale restait fermement en place beaucoup plus longtemps. Sauf qu'à Couromone, les marchands n'avaient absolument pas l'intention de se plier à cette loi. Le rapport détaille des scènes de contrebandes mais au grand jour, c'est incroyable. L'évendeur s'approvisionnait secrètement et transportait les poissons globes dans des caisses en bois très spécifiques. Les frameuses tourent au bacot. C'est ça. Il circulait à vélo dans les rues de Osaka avec ses caisses en pilée à l'arrière. Tout le monde savait ce qu'il y avait à l'intérieur. Un jeu du chat et de la souris quotidien avec les flics de l'époque. Il s'assumait totalement le risque de la prison pour répondre à la demande locale. Mais du coup, comment on explique une telle audace de la part d'une simple communauté marchande face à l'Etat ? Ça soulève une question super intéressante sur la légitimité de l'interdit et la réponse la recherche la trouve dans un concept japonais très fort. Le moquiqui. Le moquiqui ? Ouais, le moquiqui c'est l'œil absolu de l'expert. C'est le somme momme du discernement et de la maîtrise technique de l'artisan.
Les poissons niés de couromons ils se considéraient pas du tout comme de simples vendeurs froides leux. Ils se voyaient comme des maîtres. Exactement. Des maîtres possédant à savoir faire transpire par un système de compagnonage ultra-strict. Ils maîtrisaient la découpe de la poche de poison à la perfection. Ce que l'étude démontre ici c'est que cette virtuosité technique elle est devenu un bouclier juridique de facto en fait. C'est ça. En prouvant tous les jours qui pouvaient servir ce poisson sans tuer personne, ils ont institutionnalisé une zone grise. L'expertise professionnelle du marché a rendu la loi de l'Etat complètement obsolète et irrationnelle aux yeux de la population locale. Le savoir-faire comme acte de désobéissance civile, moi je trouve ça fascinant. Et pour tous ceux qui prévoient un voyage, c'est une enfant nord. Parce qu'aujourd'hui, ça a laissé un héritage massif. Couromons est considéré comme un paradis absolu du fugu. Les statistiques du rapport sont clairs environ 10% des poissons d'arie du marché sont entièrement dédiés à ce poisson toxique. Et il faut absolument chercher les institutions historiques. Genre Couromone, minami, qui a ouvert ses portes en 1875,
en pleine période de prohibition du coup, où Nishikawa Sen-Youten fondait un peu plus tard en 1956. Ça soit assez comptoir pour déguster du fugu c'est littéralement goûté au résultat d'une longue lutte pour le maintien d'une tradition locale. C'est la trajectoire ironique de pas mal de pratique marginal, en fait. Oui, le crime d'hier, le produit caché dans des cassants bois sur un vélo, c'est devenu aujourd'hui la vitrine culturelle officielle de la ville. Vendu à prix d'or en plus. Mais cette concentration unique d'artisan elle aurait jamais pu prospérer sans un espace physique capable de les rassembler efficacement. Ce qui nous ramène inévitablement à la gestion de l'espace après la tragédie. Ce qui est notre troisième pilier, l'alchimie urbaine post-catastrosse. On a parlé tout à l'heure de l'incendie de Nambat en 1912 qui a détruit le temple de la porte noire. Oui, mais les chiffres du rapport permettent vraiment de prendre la mesure de l'événement. On parle pas de deux ou trois écopes partient en fumée, là. C'est un désastre qui a ravagé 5 000 habitations. 5 000 ! C'est énorme. Avant 1912, la zone c'était un entrelat typique de l'air édot.
Déruels, signeuses et troites organiques et profondément caotiques. Le feu agit comme une gomme géante et terrifiantes sur la carte de la ville. Et c'est précisément dans le siège de ces catastrophes majeurs que s'observe ce qu'on appelle l'urbanisme de crise. L'interaction entre un désastre naturel ou un incendie ici et la planification urbaine, c'est toujours un moment de tension extrême. Face à ces 5 000 maisons détruites, l'administration de la ville d'Ozaca a pas reconstruit à l'identique. Elle a saisie l'opportunité pour imposer une restructuration massive et agressive. Le caot organique de l'air édot a été remplacé par une logique de rationalisation très moderne. Les terrains ont été remembrés. Les rues ont été élargies et redressées. Et c'est grâce à cette modernisation brutale que le marché a pu la même année obtenir un statut officiel et structurer sa logistique. Le joyeux caché ici, c'est vraiment une expérience physique pour le visiteur contemporain. Quand on marche dans le couromone aujourd'hui, on se rend pas compte qu'on marche sur les cicatrices directes de cet incendie, en fait.
Exactement, le visiteur profite d'une magnifique arcade couvert de 580 mètres de long. La disposition forme un d'ami et géométrique hyperlisible et, surtout, cette structure parfaite, elle débouche sur la vaste avenie sénitime. Tout ce confort spatial, cette absence de ruelle l'abirintique, c'est l'héritage direct de la refonte de 1912. Cette connexion avec la venue sénitimelle, elle est crucial d'ailleurs. C'est le geste technique qui a désenclavé le marché. Il a été connecté aux artères principales du réseau de transport d'une ville qui était en pleine explosion industrielle. Sans les centres de 1912 et la volonté politique de tracer des lignes droites à travers les runes, couromons serait probablement resté un petit marché de quartier à se fixier. Un capable d'absorber la croissance économique du XXIe siècle. Une croissance qui ouvre la porte à notre quatrième histoire, la période que l'on pourrait qualifier de base secrète de la haute gastronomie. Avec cette nouvelle structure optimisée, couromons a pu développer une relation quasi-exclusive avec les immenses chefs de la région. Le rapport consacre des pages entières à la dynamique Bitouby, donc les relations d'entreprises et entreprises,
avec le quartier voisin de Minami, qui est super réputé pour ses restaurants étoilés. C'était pas juste de l'achat en gros. Chaque matin, se tenait le Kaidaishi, un rituel extrêmement sérieux, où les chefs venaient en personne sélectionner leurs ingrédients. Les marchands opérés presque comme des chimistes sur mesure, en fait. C'est le mot. Par exemple, pour le dachy, le bouillon fondamental de la cuisine japonaise, les vendeurs de couromons vendaient pas les mêmes algues combous ou la même bonite sécher à tout le monde. Il crée des assemblages hyper précis, calibrés à la virgule près, pour correspondre à la signature gustative de telle ou telle grand restaurant. C'est une stratégie d'hyperspecialisation qui s'est avérée vitale. Pour bien comprendre l'enjeu, il faut regarder le contexte macroéconomique. En 1931, Osaka inaugure de gigantesque marchés de gros centralisés, qui sont soutenus par les pouvoirs publics. Et la logique industrielle aurait évolué que ces mastodontes écrasent complètement les petites écopes indépendantes de couramones. En casant les prix par le volume, tout simplement. Voilà.
La question qui se pose, c'est pourquoi le petit marché a survécu à ce grand capitalisme de distribution. La réponse, elle réside dans la confiance interpersonnelle qui est practicée lors de ses rituelles matins. Le marché gros vendait de la quantité, de manière anonyme, couramone vendait de l'exactitude personnalisée. Cette capacité à fournir l'ingrédient parfait à une élite culinaire exigeante, basse à ériger un rempart, infranchissable contre l'industrialisation de la chaîne d'approvisionnement. C'est fou d'imaginer que le palais de toute une vie l'a été façonné dans ces allématinales quand on y pense. La beauté de la chose, c'est qu'il est encore possible d'effleurer cette époque. Il y a des échopes qui ont survécu à tous les boules versements, comme la boutique Isia fondée en 1897. Une institution spécialisée dans les légumes marinés et les préparations traditionnelles. En achetant une barquette là-bas, on fait pas qu'une découverte gustative, on goutte vraiment au fondation même de la cuisine de Sakha. Préparez selon des standards qui ont dû satisfaire les palais les plus intraitables du siècle dernier.
C'est l'essence même du patrimoine immatériel. Le concombre où le radis mariné change évidemment chaque jour, mais le geste artisanal et le niveau d'exigence ont traversé les générations sans sorciers. Mais malheureusement, le siècle dernier réservait d'autres boules versements majeurs. Ce qui nous conduit aux 5e et dernier piliers du rapport. L'air moderne de Coroman est marqué par une nouvelle tragédie, 1945. Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale réduisent une nouvelle fois Osaka et son marché en un tas de ruines. Et cette fois, il n'y a pas d'administration municipale puissante pour organiser la reconstruction de manière ordonnée. Ce sont les marchands eux-mêmes qui vont s'extirper des décombres. Regroupées sous une association appelée Couromone Nakama. Il relance l'activité à une vitesse fulgurante sous la forme d'un marché noir le Yamishi. Il nourrisse la population affamée avant même que les circuits officiels soient rétablies. C'est-à-dire la force de l'auto-organisation de cette communauté. Mais leur rapport nous fait ensuite faire un bon dans le temps pour analyser un défi bien plus sur un noir que les bombes.
La démographie et la mondialisation? Plus récemment, le marché a fait face au vieillissement massif de la population locale qui était son cœur de cible historique et à l'implantation agressive des grands supermarchés climatisés. Pour survivre face à cet assèchement de leur clientèle, le marché a dû opérer un pivot stratégique absolument brutal vers le tourisme international. Concretement sur le terrain, comment ça se manifeste? On assiste à ce que les sociologues urbans qualifient de marchandisation de l'espace. C'est-à-dire. Pour le dire simplement, imaginez que la boulangerie vôte-cartier décide soudainement de ne plus vendre de baguettes pour le repas du soir des habitants, mais uniquement des mini-patisseries de luxe conçues pour être pris en photo sur les réseaux sociaux. Ah oui, je vois. C'est exactement ce qui s'est passé à l'échelle d'un quartier entier. Historiquement, Couromonde, c'était un espace de vie profondément ancré dans le quotidien. On venait acheter ses poirots ou son poisson brut. Voilà. Et face aux goufres financiers, il a dû se transformer en un espace de consommation mondialisé. Au front, une expérience prête à consommer pour un public de passage. Et le résultat, il est vraiment flagrant
quand, si balade aujourd'hui, l'attraction principale de Couromonde c'est désormais la culture du tabéarouki. L'art de manger en marchand. Les étals ont été complètement réaménagés. Les visiteurs peuvent s'arrêter par exemple chez Nikuno Kabeya, une boucherie historique ouverte en 1930, qui a compris l'attendance et s'est mis à griller des brochettes de buffwagu exceptionnelles directement sur le trottoir. On y trouve des huit rouvertes à la minute, des mots de chigéant ou fraises. Il y a même eu la création d'un grand centre de repos de 80 places avec le wifigratuit et des panneaux traduits en plein de langues. Tout a été optimisé pour le confort du touriste international qui consomme sur le pouce. L'architecture et l'offre commercial ont été entièrement remodelé pour capter l'économie de l'attention, en fait. Sur le strict plan comptable, on peut dire que c'est un coup de génie. C'est une adaptation pragmatique à sauver le lieu de la faillite, c'est indéniable. Mais c'est précisément ce succès éclatant qui pousse le rapport de recherche à soulever des réflexions de beaucoup plus sombres dans sa dernière partie. Absolument, car ce récit d'une adaptation parfaite
a de sérieux zones d'ombre. Les chercheurs soulignent que l'histoire qu'on aura compte est parfois lissée, presque marquette pour être facilement digérée par le public. Il y a d'abord des débats historiques non résolus. Par exemple, si l'histoire du temple en biologie et de sa fameuse porte-noir et l'explication officielle la plus en deux, il existe une autre théorie. La théorie du quartier Nagourathcho. C'est ça. Certains experts soutiennent que le marché serait né de manière beaucoup plus éparpillé et spontané dans ce secteur sans aucun lien majestu avec le temple. Et puis, il y a le grand vide documentaire de la Seconde Guerre mondiale. La majorité des archives administratives et des registres ont périt dans les flammes en 1945. Il est donc extrêmement difficile pour les historiens de savoir comment ces marchands ont réellement opéré, co-opéré ou contourné l'économie de guerre stricte de l'état militaire japonais. Et ça, avant même l'apparition du marché noir d'après-guerre, l'histoire telle qu'elle est affichée à l'entrée du marché est forcément sélective du coup. Oui. Mais le véritable malaise, soulevée par les sources,
l'angle mort le plus critique de cette résilience, ça concerne les conséquences sociales de leur dernier pivot stratégique. C'est le fameux paradoxe du succès. En se transformant en un paradis mondial de la street food, Couromone a été frappé de plein fouet par la gentrification et le surtourisme. Les produits proposés sur les étales sont devenus des produits de luxe, immédiats, calibrés spécifiquement pour des portefeuilles de vacanciers venus dépenser sans compter. Et la conséquence est brutale. Les prix ont flambé. Les habitants du quartier qui venaient y chercher de quoi préparer le dîner familial, bah ils peuvent tout simplement plus suivre financièrement. Même les petits chefs traditionnels du quartier peine t'aillent trouvés leurs comptes, face à ces prix conçus pour l'exportation sur place. Ce marché au fil des siècles, elle est repoussée vers la sortie. C'est le point de friction majeur de l'urbanisme contemporain ça. Ce phénomène illustre parfaitement la tension entre la survie économique et l'âme d'un lieu. Jusqu'à quel niveau du mutation, un espace petit l'allait, avant de se dénaturer complètement ? La recherche synthétise toute cette trajectoire complexe
sous le concept de modèle Couromone. Qu'on approuve ou non ces métamorphoses, ce lieu donne une leçon implacable de survie. C'est pas un musée figé. Non, il a d'abord servi de relais pour les pêler un bodiste, puis il a ajusté ses bouillons au millimètre pour la haute gastronomie. Ensuite, il a nourrit une population traumatisée sur les cendres de la guerre, et aujourd'hui, il déploie des menus traduits pour l'ensemble de la planète. C'est un véritable caméléon urbain. C'est le mot parfait. C'est ça. Si on rassemble toutes ces pièces du puzzle, le marché de Couromone transcende de très loin son statut de simple à l'égourmand. C'est le récit épique d'une résistance acharnée face au feu purificateur de 1912. C'est une forte verse où l'expertiste technique des artisans a réussi à défié la rigidité des lois étatiques avec leur vélo-chargé de fugu. C'est une agilité commerciale inouïe qui a permis à des vendeurs de légumes de tenir tête à l'industrialisation massive. Et en fin de compte, c'est l'histoire d'un organisme urbain, doté d'un instinct de survie tellement féroce
qu'il est prêt à changer de peau et de public à chaque nouvelle air. Et c'est là que réside la vraie récompense de ce genre de recherche, je trouve. C'est un antidote puissant à la surcharge d'informations superficielles à laquelle on est confrontés au quotidien. Quand on prend le temps de superposer ses strates d'histoire, religieuses, légales, architecturales et sociologiques, l'espace physique prend une profondeur inattendue. On regarde plus les néons et les brochettes de la même façon du tout. On perçoit la densité humaine et les sacrifices qui ont cimenté les pavés. Mais avant de terminer, ces recherches ouvrent la porte à une réflexion finale assez vertigineux sur notre époque, je trouve. On a un long moment parlé de ce choix pragmatique de se tourner vers la scène internationale, qui t'as sacrifié la clientèle locale de quartier. Ce qui amène une provocation presque philosophique pour l'avenir de nos villes. On t'écoute. Si l'unique moyen pour un lieu historique de survivre physiquement et économiquement à la mondialisation, c'est de devenir une attraction taillée sur mesure pour un public étranger.
Les centres urbains historiques de demain sont ils tous condamnés à devenir des parcs d'attraction à ciel ouvert? À force de se transformer en vitrine de leur propre passé pour attirer le monde entier, ces marchés, ces places, c'est ruelles, ne risque-t-il pas de devenir de sublime coquille vide des pourvues de toute véritable vie locale quotidienne? Sachant que le marché a abandonné ces habitants par instins de survie, que ce passera-t-il si la prochaine grande crise mondiale assèche complètement ce flutouristique? C'est la grande question. Le marché de Cuormon devra-t-il se réinventer une sixième fois pour reconquerir son propre voisinage ou est-il déjà trop tard pour faire machine arrière? Une question redoutable sur ce que deviennent nos villes et de quoi nourrir les réflexions pour nos prochaines déambulations urbaines. Merci d'avoir suivi cette planG au cœur des ruelles et de l'histoire mouvementée de Cuormon. À très bientôt pour continuer à décortiquer ces savoirs qui transforment notre regard sur le monde et de voir sur le monde à travers le monde.
A très bientôt pour continuer à décortiquer ces savoirs, qui transforment notre regard sur le monde, à travers le monde, sur le monde, circuitent et tirés sur le monde,
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